Les grands rendez-vous Educatec-Educatice / Ligue de l’enseignement / L’Etudiant / DNE

Omniprésent au quotidien, le numérique occupe – aussi – une place importante à l’école où il sert la transmission des savoirs et les apprentissages des élèves. Cette année, les grands rendez-vous Educatec-Educatice sont co-produits par le ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, la Ligue de l’enseignement et L’Etudiant. Ils invitent les plus grands experts à échanger sur cette thématique avec, comme fil conducteur, la réussite des élèves. Chaque conférence fait écho à d’autres découvertes qui peuvent être faites sur le salon : stand du ministère, hub des territoires, village des innovations, stands partenaires…

 

Données personnelles et RGPD en éducation : comment protéger les élèves au service de la réussite du système éducatif ?
Jeudi 22 novembre, de 14 à 15 heures

Les données scolaires constituent pour la réussite de notre système éducatif et de nos élèves un atout dès lors qu’elles sont encadrées. En effet, l’Éducation nationale produit un grand nombre de données liées à la vie scolaire, aux évaluations et aux résultats des élèves. Ces données personnelles sont collectées et stockées, et peuvent permettre d’innover (individualisation des apprentissages, recherche…) pour autant qu’elles soient protégées pour pouvoir être valorisées. Le cadre proposé est-il aujourd’hui suffisant pour entraîner la confiance des acteurs du système éducatif ? Quelles innovations attendre du traitement des données en éducation ?Intervenants :
. Gilles Braun, délégué interministériel à la protection des données (MENJ et MESRI)
. Jean-Marc Merriaux, directeur de la Direction du numérique pour l’éducation (DNE), ministère de l’Education nationale
. Sophie Vulliet-Tavernier, directrice des relations avec le public, CNIL
(Conférence coordonnée par la DNE, en partenariat avec la CNIL)

 

Les neurosciences dans l’éducation : ce que la science peut apporter au monde éducatif
Mercredi 21 novembre, de 10 heures 45 à 11 heures 45

Les apports des neurosciences dans la compréhension des mécanismes cognitifs (apprentissage, mémorisation) ont vocation à renouveler et enrichir les sciences de l’éducation, une discipline plurielle mêlant divers savoirs. Mais la rencontre ne va pas de soi, et elle a ouvert sur une querelle de légitimité. Cette querelle ne se résume pas à un différend entre disciplines. Elle ouvre sur des choix institutionnels et des méthodes qui ont et auront un impact sur des centaines de milliers d’élèves et d’enseignants. Peut-on passer de la concurrence à l’articulation ? Pour en discuter, nous proposons de donner la parole au Conseil scientifique de l’Education nationale (présidé aujourd’hui par Stanislas Dehaene) mais aussi à des personnalités ayant des visions différentes.
Animation :
. Héloïse Lhérété, directrice de la rédaction de Sciences humaines
Intervenants :
. Irène Altarelli, chercheuse au Laboratoire de Psychologie du développement et de l’education de l’enfant (LaPsyDÉ), université Paris Descartes
. Stanislas Morel, maître de conférence en histoire et sociologie de l’éducation, Université de Saint-Etienne
. Jean-Luc Berthier, enseignant, spécialiste des sciences cognitives de l’apprentissage
(Conférence coordonnée par la Ligue de l’enseignement)

 

Éducation aux médias et à l’information : quels enjeux démocratiques à l’ère du numérique et des réseaux sociaux ?
Mercredi 21 novembre, de 15 heures 15 à 16 heures 15

La circulation de l’information à l’ère des réseaux sociaux se fait sous le double signe de la concentration et de la dispersion. Concentration des flux sur quelques plateformes qui jouent un rôle majeur dans la distribution des contenus, dispersion des sources avec une dévaluation de l’autorité au profit de la popularité. S’y ajoute le rôle des algorithmes dans le choix des informations qui nous sont proposées, et les bulles cognitives dans lesquelles ils tendent à nous enfermer.
Faut-il faire le deuil du « monde commun », celui d’un savoir partagé et garanti par les anciennes institutions du savoir, de l’École à la presse ? Non, assurément. Mais la question est bien aujourd’hui de reconstituer une sphère de confiance et de donner aux individus – en particulier les enfants et les jeunes – les moyens d’y participer sans s’y perdre. Les principaux réseaux sociaux, d’un côté, la presse, de l’autre, ont pris conscience de ces enjeux. Quelles réponses entendent-ils y apporter ? Comment articuler ces réponses à l’ambition plus large d’une éducation au numérique ?
Animation :
. David Lacombled, directeur du think tank Villa Numeris
Intervenants :
. Virginie Sassoon, responsable du pôle formation et du labo, CLEMI
. Hervé Brusini, directeur de FranceTV.info, la chaîne d’info web de France Télévision
. Olivier Magnin, directeur d’Imagin’, centre de ressources pour l’éducation à l’image à Beauvais, chargé de mission de la Ligue de l’enseignement de l’Oise
. Marina Sichantho, déléguée à l’Education et au développement culturel, Radio France
(Conférence coordonnée par la Ligue de l’enseignement, en partenariat avec France TV éducation)

 

La robotique dans l’éducation et la formation : qu’en attendre et qu’en craindre ?
Vendredi 23 novembre, de 10 heures 45 à 11 heures 45
Outil tangible à la frontière du monde numérique et du monde physique, le robot peut être conçu comme un objet éducatif, un partenaire de l’éducation. Quelle sera sa place, quelles fonctions occupera-t-il, dans quelles dynamiques pédagogiques s’inscrira-t-il ? Ces questions en cachent d’autres : si le métier d’enseignant n’est pas directement menacé par la concurrence des robots, il n’est sera pas moins impacté. À quel horizon, et de quelle manière ? Des spécialistes venus d’horizons différents contribueront ici à éclairer un débat dont l’issue est encore incertaine, mais qui gagne à être structuré.
Animation :
. Antonin Cois, président de l’association Poppy Station, chargé des politiques de développement numériques à la Ligue de l’enseignement
Intervenants :
. Margarida Romero, Laboratoire d’innovation et numérique pour l’éducation, Université de Nice
. Stéphane Brunel, vice-président de la Fédération française de robotique, membre du comité de programmation “Robocup 2020”, président de la Ligue de l’enseignement de la Gironde
. Sébastien Gouleau, délégué académique au numérique, Académie de Bordeaux
. Bertrand Formet, directeur de l’atelier Canopé 25
(Conférence coordonnée par la Ligue de l’enseignement, en partenariat avec Canopé)

 

Parcoursup, loi ORE, ENT, Service national universel : l’orientation a-t-elle changé de logiciel ?
Jeudi 22 novembre, de 10 heures 45 à 11 heures 45

La mise en œuvre de Parcoursup a bouleversé les logiques inhérentes à l’orientation. Comment concilier les logiques d’affectation de flux d’étudiants de plus en plus nombreux, et un choix d’orientation mûri et construit ? Comment institutions, lycées, universités, écoles, associations et start-up entendent répondre à cette équation ? Et comment s’adapter aux nouveaux enjeux de l’orientation ? Car au-delà de la plateforme nationale lancée par le ministère et de la loi ORE, la technologie offre aujourd’hui des capacités inédites pour relever le challenge d’une orientation réussie et passer d’un modèle éducatif massifié à une approche personnalisée tenant davantage compte des compétences et appétences de chacun. En ligne de mire : la réduction du décrochage scolaire dans le secondaire, de l’échec massif en premier cycle universitaire et du chômage structurel frappant les jeunes diplômés. De l’inscription en maternelle jusqu’au premier emploi en passant par les ENT (espace numérique de travail) et Parcoursup, l’enjeu est identifié : que chaque élève puisse avoir un point d’entrée unique tout au long de sa vie scolaire et estudiantine. Au service de sa réussite d’une part, au service d’une meilleure employabilité d’autre part. La mise en œuvre de Parcoursup a bouleversé les logiques inhérentes à l’orientation : comment concilier les logiques d’affectation des flux d’étudiants et un choix d’orientation mûri et construit ? Comment institutions, universités, associations et start up entendent répondre à cette équation ? Et comment s’adapter aux nouveaux enjeux de l’orientation ?
Animation :
. Thierry Derouet, directeur du digital et des contenus, groupe l’Etudiant
Intervenants :
. Gabriel Attal,secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Education nationale et de la Jeunesse (à confirmer)
. Jérôme Teillard,chef de projet « Réforme de l’accès à l’enseignement supérieur », ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation 
. Michel Quéré,directeur de l’Onisep
. François Xavier Beillon, co-fondateur de HumanRoads
. Boris Walbaum, co-président d’Article 1
(Conférence coordonnée par le groupe l’Etudiant)

 

L’innovation au service de la pédagogie. Et pas l’inverse !
Mercredi 21 novembre, de 14h à 15h 

De l’enseignement scolaire au supérieur, l’innovation pédagogique est un fil rouge qui interroge et redéfinit la relation d’apprentissage. Mais au-delà des effets de mode ou de communication, suffit-il d’innover pour mieux apprendre ? Si l’innovation pédagogique se nourrit de l’innovation numérique, c’est bien la seconde (l’usage) qui est au service de la première (l’outil technique) et non l’inverse. Autrement dit, il s’agit de comprendre comment les nouvelles technologies peuvent aider l’enseignant et l’apprenant à s’ « augmenter », c’est-à-dire à s’approprier des outils innovants qui leur permettent de transmettre autrement les savoirs comme de les intégrer. Réalité virtuelle, plateforme de jeu et serious games, travail collaboratif en mode projet, classe inversée, « tweectée », etc. : quels sont les outils et les approches efficaces ? Et avec quels résultats. Illustrons avec des exemples et de nouveaux moyens pour enseigner.
Animation : 
. Maud Vincent, rédactrice en chef déléguée d’EducPros by L’Etudiant
Intervenants :
. Svenia Busson, co-fondatrice et directrice générale de l’accélérateur LearnSpaces, auteure de l’essai Exploring the Future of Education (2018, Berlin/HEC Paris, 2018)
. Thierry de Vulpillières, directeur général d’Evidence B
(Conférence coordonnée par le groupe l’Etudiant)

 

Eduquer et former à l’heure de l’intelligence artificielle
Vendredi 23 novembre de 15 heures 15 à 16 heures 15

L’intelligence artificielle a investi le secteur de l’éducation avec un impact tant sur la posture de l’enseignant que sur les gains d’apprentissage ou leur mesure. Mais l’enseignant de demain peut-il être une intelligence artificielle ? En tant qu’éducateur ou formateur, comment s’approprier l’IA, avec quels outils et quels bénéfices ? Également, au niveau macro ministériel, comment l’IA peut-elle faire passer l’Éducation Nationale et la Recherche à un modèle en réseau dit de plateforme ? Quel rôle joue l’open-data dans les politiques éducatives de demain ? EducPros by l’Etudiant, en partenariat avec le ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse et La Ligue de l’enseignement, vous propose de réfléchir et de débattre sur les défis et les opportunités qu’ouvre l’intelligence artificielle dans le champ éducatif.
Animation :
. Thierry Derouet, directeur du digital et des contenus, groupe l’Etudiant
Intervenants :
. Gilles Babinet, président du conseil d’administration de Captain Dash, Eyeka, MXP4 et Digibonus, auteur de Transformation digitale : l’avènement des plateformes (Le Passeur, 2016) et du rapport « Enseignement supérieur et numérique, connectez-vous » (Institut Montaigne, juin 2017).
(Conférence coordonnée par le groupe l’Etudiant)

 

Le mammouth et le lapin (pas si crétin), fable contemporaine
Jeudi 22 novembre, de 15 heures 15 à 16 heures 15

Les créateurs de jeux vidéo sont-ils des enseignants qui s’ignorent et les éducateurs des game designers en puissance ? Capter l’attention, motiver, ancrer des apprentissages, favoriser la collaboration, accompagner la progression en respectant le rythme de chacun, passer de l’idée à la programmation… les problématiques auxquelles font face enseignants et game designers ont bien des points communs ! Et si une meilleure compréhension des points de convergence mais aussi de dissemblance entre les communautés éducatives et vidéoludiques pouvait contribuer à une meilleure intégration des jeux numériques dans les pratiques pédagogiques des enseignants ? Et si le monde de l’éducation pouvait contribuer à accélérer la prise de conscience de la responsabilité et du potentiel des studios de jeux vidéo dans la transmission de savoirs et de valeurs ? Et si les deux communautés pouvaient œuvrer à l’apprentissage du vivre ensemble, à l’heure où le numérique bouleverse les modes d’accès à la connaissance, les modes de travail et les rapports sociaux ? C’est le pari que fait Game for change Europe avec le soutien du ministère de l’Education nationale et d’Ubisoft, en partenariat avec la Ligue de l’enseignement.
Animation :
. Jean-Michel Blottière, président, Games for Change Europe
Intervenants :
. Olivier Dauba, vice-président éditorial, Ubisoft
. Pascal Mériaux, professeur associé à l’Institut national de la recherche pédagogique (INRP) et enseignant en histoire-géographie
. Sophie de Quatrebarbes, curatrice du séminaire « Education, jeux vidéo, réalité virtuelle, mixte et augmentée », Games for Change Europe
. Alain Thillay, chef de département du développement et de la diffusion des ressources numériques, Direction du numérique pour l’éducation (DNE), ministère de l’Education nationale
(Conférence coordonnée par la DNE et la Ligue de l’enseignement, en partenariat avec Games for Change)

 

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LES AUTRES CONFÉRENCES PROPOSÉES PAR LA LIGUE…

Éduquer au développement durable, l’enjeu du siècle ?

Vendredi 23 novembre 9h-11h

Alors que les alertes liées au réchauffement climatique se multiplient, éduquer les jeunes citoyens à la protection de la planète devient une priorité. Les partenaires du projet ENERMAN présenteront le défi des « écoles à économies d’énergie » qu’ils déploient et expérimentent dans quatre pays. De par sa simplicité de mise en œuvre et de duplication, ce parcours pédagogique permet aux enseignants d’aborder de manière concrète et ludique les notions d’économie d’énergie et d’y sensibiliser enfants et familles. Ce projet est co-financé par le programme Erasmus+ de l’Union européenne.

 

« Oser » traiter de la radicalisation à l’école

Vendredi 23 novembre 14h30h-15h00

L’école occupe un rôle central dans la prévention de la radicalisation. Si les enseignants expriment la volonté de se saisir de cette problématique, la plupart d’entre eux déclarent ne pas être assez informés et outillés. Cette conférence présentera les politiques nationales et les outils existants pour aborder ce sujet en classe. Débat avec Muriel Domenach, secrétaire générale du Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation.
Avec :
. Michèle Victory,  députée de l’Ardèche et co-rapporteure de la mission flash sur la lutte contre la radicalisation à l’école (sous réserve)
. Muriel Domenach, secrétaire générale du Comité Interministériel pour la Prévention de la Délinquance et de la Radicalisation
. Christophe Millot, chef de mission valeurs de l’école de la République au service spécialisé du haut fonctionnaire de défense et de sécurité du ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse 
. Eléonore Ward, coordinatrice du concours pédagogique « Alter Ego Ratio » à la Ligue de l’enseignement – Fédération de Paris
. Pascal Fourestier , Proviseur du Lycée polyvalent Eugène Hénaff de Bagnolet

 

La controverse, une approche pour développer le débat démocratique en classe

Vendredi 23 novembre, 15H30-17H

Réchauffement climatique, accueil des migrants, droit de mourir dans la dignité, OGM…  sont des débats qui agitent notre société. Clivantes, préoccupantes pour les élèves, ces questions sociétales peuvent mettre en difficulté les enseignants quand elles font irruption dans la classe. Mais elles peuvent aussi constituer une opportunité éducative. En 2018, La Fondation Evens, en partenariat avec la Ligue de l’enseignement, a proposé à des équipes enseignantes d’expérimenter la controverse pour travailler des savoirs et développer le débat démocratique dans leurs classes.
Des enseignants volontaires, issus de trois établissements (collège de Clichy-Sous-Bois, lycée Saint-Just de Lyon et lycée expérimental Germaine Tillon du Bourget) ont pris part au projet. Pour les accompagner, un dispositif de développement professionnel a été mis en œuvre, animé par Michèle Prieur, animatrice du pôle « Délégation, formation, innovation, expérimentation » (anciennement Cardie) de l’académie de Lyon.
Avec Olivier Morin, maître de conférences en didactique des questions socialement vives en sciences et éducation au développement durable – Université Lyon 1, et les enseignants ayant participé au projet.

 

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UN STAND POPPY STATION

Poppy Station rassemble des organismes de recherche (INRIA, HESAM, EPFL, IFE-ENS Lyon), des entreprises du secteur de la robotique (Génération Robots, Pollen Robotics, KONEXinc) et la Ligue de l’enseignement, mouvement d’éducation populaire. Tous partagent la même vision : la robotique est une chance quand elle est maîtrisée et mise au service de l’Homme.
Poppy station crée ainsi des écosystèmes favorables (de la conception à la vente) au développement de la robotique open source pour l’éducation, la culture et la recherche. Ses solutions et ses kits « clés en main » constituent une alternative éthique aux offres des géants du secteur.
www.poppystation.org


ET AUSSI :
10 D-Codeurs à Educatice
Agés de 18 à 25 ans, les D-Codeurs sont des volontaires en service civique faisant partie du grand programme d’engagement pour la lutte contre les fractures numériques.
Piloté par la Ligue de l’enseignement, ce programme est soutenu par l’État, dans le cadre du déploiement de la stratégie nationale d’inclusion numérique.
Dix volontaires seront mobilisés sur l’espace Educatice pour accompagner les usages numériques innovants présentés lors du salon.